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  • Biographie

    Expositions (sélection), Prix et Résidences

    2011 – CHRISTMAS ART FAIR in Marseille, collectif Marseille Expos, décembre.
             – Marseille, 3ème Rue Galerie, "Scope", avrl/mai.
             – Art Paris, Grand Palais, Heartgalerie, 31 mars/03 avril.
             – Pantin, Le Pavillon, "Ornement", janvier/février.
    2010 – Scope Basel, juin.
             – Paris, selectpainting@studio, Heartgalerie, avril.
    2009 - Paris, heartgalerie, décembre/janvier.
              - Aix-en-Provence, Numérosix Galerie, novembre/décembre.
             – Galerie Pascale Guillon, Tavel/Avignon, France, juillet/août.
             – La Générale, Sévres, France,  juin 
             – Galerie Plume, "Fatale Beauté Réponse des Ténèbres", Paris,  avril/mai.
    2008 – Villa Tamaris, centre d’art de La Seyne-sur-Mer, avril/mai.
             – Espace 29, Bordeaux, novembre.
    2007 – Le Vestibule, la maison rouge, 22 novembre au 16 décembre.
             – Artconnexion, Lille, « Persistance », mai.
    2006 – Cesson-Sévigné, centre d’art, « Théatre des opérations », mai.
             – Namur, Double jeu, avril/mai – Villeneuve-la-Garenne, Biennale, juin.
             – Villeurbanne, « Vendanges Tardives », septembre.
    2005 – Gap, Musée Départemental, « Ils regardent la collection » Janvier/juin.
             – Clichy, Galerie Rutebeuf,  « Théatre des opérations », 19 octobre/14 novembre.
    2004 – Genève, « un arbre peut en cacher la forêt », mars.
             – Tours, Chapelle des Lazaristes, septembre.
    2003 – Paris, Galerie L’ombre d’un doute.
             – Galerie Ulcher, Cologne – Artconnexion.
             – Lille, Painting Project, décembre 2003/janvier 2004.
    2002 – “Paris à hall-Palermo”, Genève, mai juin.
             – Bruxelles, l’Usine.
    2000 – Atelier 26, Paris.
    1999 – “Le Cailar 98”, Le Cailar.
    1998 – Extraits Graphiques, Galerie Les Filles du Calvaire, Paris.
             – Scénographie “Vanitas”, chorégraphie Christine Van Marren et Flavio Tortoli.
    1997 – “En filigrane”, Bibliothèque Nationale, Paris.
             – “Le Cailar 97”, Le Cailar.
             – Galerie Tohu-Bohu, Tournai, Belgique.
             – Résidence à l’Institut  Français de Thessalonique, Grèce.
    1996 – “Dessein de dessins ” Les Ateliers, Paris.
             – Galerie de l’école des Beaux Arts de Lorient.
             – Galerie de l’école d’Art d’Amiens.
             – Musée départemental de la ville de Gap.
             – “Carré des Arts” Parc Floral de la ville de Paris.
    1995 – Galeries “les ateliers”, Paris.
             – Résidence au Centre d’art de Amakhono, Afrique du Sud.
    1994 – “La salle de bain”, Paris.
    1993 – Institut du Monde Arabe, Paris.
    1992 – Résidence à l’institut Français de Naples.
    1991 – 23e festival international de la jeune peinture, Hauts de Cagne.
    1990 – Galerie Tendance, Paris – Art Frankfurt.
             – Prix “Villa Médicis hors les murs”, Djibouti.
    1989 – Galerie Lacourière Frelaut, Paris – Galerie “Espaces et Toiles”, Mairie de Paris.
    1987 – 32e salon de Montrouge -  Biennale de Barcelone.

    Catalogues, livres

    « Roman », monographie, Isthme-édition/Michel Baverey, 2007.
    « En ce jardin », tableaux, Adage-Ville de Tours-Eternal Network 2004.
    « Vanités », tableaux et dessins, Editions Parc Floral 1996.
    « Boreliron », dessins-reports, , Editions « au Figuré » 1995.
    Tableaux et dessins, Editions Galerie Tendances 1990.
    Tableaux, Editions Ville de Paris 1989.
     

    Collections publiques

    - Fonds National d’Art contemporain – Bibliothèque Nationale – Musée Départemental de la ville de Gap – Artothèque d’Angers – Villa Tamaris -  Collections privées.

    Jérôme Borel/Une figure de la réalité.

    Depuis plusieurs années, chacune des expositions de Jérôme Borel est une invitation à suivre son parcours. Il nous entraîne dans et sur les traces de sa pensée, itinéraire parfois complexe et cependant cohérent.

    Cohérent et logique sont adaptés à son degré d’exigence, de la gestation de son œuvre jusqu’à sa réception.  
    La mise en scène des tableaux (exposition=installation) est le prolongement et l’aboutissement de la réflexion qu’il conduit depuis plusieurs années sur le tableau peint, son contexte et les conditions de sa réception.  
    Les dispositifs comprennent souvent des bandes son/texte (Sonic Youth, Daniel Arasse, JL. Godard, Gavin Bryars, The Ramones ainsi que ses propres mixages et créations) et parfois même, requiert un aménagement spécifique (choix de couleurs sur le murs, mobilier).  Ce travail sur l’espace d’exposition est un des volets importants de son travail, assez rare chez les peintres pour être souligné.  

    Sur ce parcours il y a la poursuite de plusieurs ensembles de tableaux menés presque de front.  “PAYSAGE“, “EN CE JARDIN“, “THEATRE DES OPERATIONS“, “ROMAN“, ”FATALE BEAUTE REPONSE DES TENEBRES“, “CONTROL“ chacun des titres étant le sujet et l’objet d’au moins une exposition.
    Chacun d’eux vient enrichir le suivant et relance les précédents sur d’autres voies provoquant ainsi l’impression d’une véritable poursuite.  
    La poursuite c’est ce projecteur qui suit chaque pas d’un personnage sur une scène.  Cette scène est peut-être celle du “THEATRE DES OPERATIONS “ d'un “PAYSAGE “ ou bien encore de "EN CE JARDIN".
    P. Dagen écrit “La vitesse et la lumière règnent sans partage sur ce monde fluide où palpitent des couleurs sombres“ et Jérôme Borel développe “plastiquement une réflexion sur nos habitudes actuelles de vision telles que les technologies ne cessent de les affecter“.
    Les images télévisuelles comme réalité désaffectée et pourtant prégnante, férocement attractive.  La vision télévisuelle comme format standard, universel et pourtant singulier.

    Avec “ROMAN“ (livre et l'exposition, 2007), récit et invention, mémoire, rémanence et fiction relance  l’histoire comme sujet dominant déjà abordé avec “EN CE JARDIN “ (catalogue et exposition, 2004).  Dans ce cas les références historiques sont à la fois le tableau d’église, la peinture religieuse et le contexte : la chapelle, l’église, lieux de la transsubstantiation.  Mais déjà par le titre de cette installation Jérôme Borel souligne une autre référence,  venue du cinéma : “La mort en ce jardin“ de Luis Bunuel.  D’ailleurs l’esprit surréaliste  plane sur son œuvre par son côté transgressif et aléatoire.
    Ici la sonorisation de l’espace touche les limites de l’audible avec la Silver Session de Sonic Youth, pour mieux nous reconduire aux forces telluriques, originelles en basculant dans le ciel par le jeu de la transe.

    L’histoire nous la retrouvons au cinéma et plus particulièrement Histoire(s) du cinéma de JL Godard.  “FATALE BEAUTE REPONSE DES TENEBRES “ exprime la poésie que Jérôme Borel tire de l’édition des 4 volumes de Histoire(s) de Godard.  Ce sont les livres et les multiples références à la peinture et à la littérature qui inspirent Jérôme Borel.  
    Quand P. Dagen nous dit “Cette conception de la peinture la rapproche de certains essais de cinéma et de vidéo expérimentaux, fondés sur la dissolution du réel, l’accélération extrême du défilement, la disparition de l’image“.
    Quant à l'accrochage des tableaux de cette exposition il le compare à "une machine visuelle qui prend possession du regard et place le spectateur dans un état d'inquiétude et de malaise, sans qu'il y ait pour autant la moindre image violente, le moindre expressionisme".  Jérôme Borel quant à lui parlera de "la maîtrise de l'expression des tensions".

    Dans “CONTROL“ Jérôme Borel nous entraine encore plus avant dans son expérimentation de la poésie puisque le titre est une double références : Ian Curtis leader de Joy Division et Control titre du film biographique de Anton Corbijn.
    A cette occasion, Jérôme Borel concevra une bande son composée d’extraits et de sampling des chansons de Joy Division, de voix de JLG et de son Histoire(s) du cinéma.

    Force est de constater que cette œuvre prend corps de manière singulière tant elle est sensible au monde et à ses bouleversements.  De manière concrète nous serions tenté de dire qu’il y va de l’incarnation d’une conscience par l’exercice de la peinture.  L’Indice de Développement Symbolique cher à Paul Ardenne prend ici tout son sens.